Saints et Pères et de l'Eglise

                                           9 Mai


        Saint Pacôme le Grand


Fondateur du cénobitisme chrétien (+ 346)

                                       

                      Le premier moine de l’Histoire, c’est lui


À l’époque où les pères dans la foi offraient leur vie au Seigneur dans le silence et la solitude du désert, l'Égyptien saint Pacôme, au IVe siècle, proposa une nouvelle forme de vie chrétienne, le monachisme, qui influencera toute l’évolution de la vie religieuse dans le monde. Il est fêté le 9 mai.

 

Pacôme l’Égyptien avait 20 ans quand il a rencontré le Christ. Il a alors décidé de quitter l’armée romaine et d’aller vivre seul dans le désert, lieu de l’épreuve purificatrice et de la rencontre avec Dieu. Puis il a éprouvé le besoin de partager le silence et la prière avec des frères, et avec trois compagnons, a fondé sa première communauté, sur une rive du Nil, en Haute Égypte. Quelques habitations, un oratoire, un mur d’enceinte : le jeune moine fonde finalement le premier monastère.


À sa mort, son réseau compte neuf établissements dans la région. Nous sommes en 348, Pacôme ne le sait pas mais, en trente ans, il a donné vie à une organisation monastique bien réglée qui ne cessera de grandir en orient et s’importera dans l’occident chrétien, à commencer par la Gaule, faisant de lui le père du monachisme communautaire.


Disciple d'Antoine le Grand


Quand Pacôme, né d’une famille modeste vers 292 dans un village des environs de Kénèh, en Haute Égypte, quitte l’armée, il est recueilli par des chrétiens à Thèbes dont la charité et l’attention à l’égard de ceux qui souffrent bouleversent son cœur. Il se convertit et reçoit le baptême.


En 317, soucieux de parfaire son initiation religieuse, et de se donner entièrement à la prière, il décide de se mettre à l’école de Palémon, un des premiers ermites au désert, qui lui apprend à écouter le silence et à parler avec Dieu. Puis le jeune homme rejoint Antoine le Grand (251-356), très populaire chez ses contemporains pour les conseils ou les enseignements qu’il dispense à ceux qui veulent mener une vie spirituelle accomplie. Sa vie d’ermite commence et il devient lui-même un guide pour plusieurs disciples.


Une citadelle de vertu en plein désert


Un beau jour, Pacôme, qui a lu en profondeur les Écritures, éprouve le besoin de vivre à la manière de l’Église primitive, c’est-à-dire en communauté, avec d’autres frères, formant ensemble "un seul esprit et un seul corps". Et c’est dans le village abandonné de Tabennèse, sur les bords du Nil, qu’une voix lui dit que c’est là qu’il doit réaliser son rêve. La maison mère du cénobitisme - du grec koinos bios qui signifie "vie commune" - prend vie (336-337). Un ensemble de bâtiments, une chapelle et des ateliers, entourés d’une enceinte, sur le modèle des communautés rurales égyptiennes de l'époque, et des camps militaires romains que, jeune soldat, Pacôme avait bien connus. Son monastère devient une citadelle de vertu en plein désert.


À Tabennèse, rien n’est laissé au hasard de la vie commune : on habite sous le même toit, on prend les repas ensemble, on exerce le même travail — tailleur, tanneur, scribe, agriculteur… — et on observe à la lettre un ordre du jour commun, que supervise un supérieur appelé « préposé ». Toute possession est mise en commun, et tous portent l’habit monastique constitué d’une tunique sans manches, d’un capuchon, d’une cape sur les épaules et d’une ceinture, lit-on dans le Livre des Merveilles sur l'épopée des hommes et des femmes ayant fait l'histoire de l'Église et des chrétiens depuis 2000 ans.


Pour bien organiser la vie monastique, Pacôme édicte une Règle contenant 194 articles — écrits en copte, la seule langue qu’il connaissait — lesquels seront traduits en grec, en syriaque, puis en latin par saint Jérôme, 60 ans après sa mort, franchissant alors la porte de l’Occident et inspirant d’autres textes, dont la règle bénédictine. L’ascèse prônée par Pacôme, fondée sur le jeûne et les veilles, est très rigoureuse, mais adaptée aux forces de chacun. Les moines sont invités à méditer la Parole de Dieu continuellement, et à faire preuve de grande charité fraternelle.


L’expansion


Très vite, ils sont des dizaines, puis des centaines à rejoindre Pacôme dans les neuf monastères qu’il fonde en Palestine, à Chypre, en Syrie et en Asie mineure, entre 340 et 350. À sa mort, on dénombre deux ou trois mille "Tabennésiotes". Sa sœur, Marie, fonde le pendant féminin de la maison mère sur la rive opposée du Nil, placé sous l’autorité du même supérieur et plié aux mêmes règles. Entre 340 et 360, le modèle est importé en Italie et en Gaule. Autour de l’an 400, le moine Jean Cassien, grand connaisseur de l’Orient, crée un pont entre le monachisme d’orient et celui d’occident, et l’on voit apparaître, en Provence, les premiers foyers de vie monastique inspirés de cette nouvelle forme de vie chrétienne.


Isabelle Cousturié ✝aleteia




















 

+ « Ne demande jamais à Dieu de recevoir des visions, car c’est contre la volonté de Dieu, et elles peuvent être une voie d’illusion. Si tu vois un homme pur et humble, c’est déjà une grande vision. Quoi de plus grand en effet que de voir Dieu invisible dans un homme visible, temple de Dieu ? »

 

Primat de l’écriture Sainte


+ « Voici ce que je vous affirme : il est possible qu’un seul psaume suffise à nous sauver, pourvu que nous le lisions bien et que nous veillions à l’appliquer. Par-dessus tout, l’Évangile de Notre Seigneur est entre nos mains, plénitude de toutes les Écritures. »


+ « Continue à lutter, comme les Livres Saints le demandent. Alors tu seras un homme libre. (…) Récite les paroles de Dieu toute la journée. »


 + « Ayons à cœur de lire et d’apprendre les Ecritures, et de les méditer sans cesse, sachant ce qui est écrit : C’est du fruit de sa bouche que l’homme sera rassasié ; et le fruit de ses peines lui sera donné. (prov. 13, 2). Telles sont les paroles qui conduisent à la vie éternelle »


Chercher de Dieu.


+ « Oui, cherche Dieu comme Abraham : il obéit, il offre son fils en sacrifice. Alors Dieu l’appelle son ami. Cherche Dieu comme Joseph : il lutte pour rester innocent, et il devient le chef de ses ennemis. Cherche Dieu comme Moïse : il suit son Seigneur. Dieu lui donne la loi et il lui montre sa gloire. Daniel cherche Dieu et le Seigneur lui fait connaître des choses mystérieuses. Il le sauve de la gueule des liens. Hananya, Azarya et Mishaël cherchent Dieu, et ils le trouvent dans le feu brûlant. Job se réfugie près de Dieu, et Dieu guérit ses plaies. (…) Tous, ils ont cherché Dieu, et Dieu les a sauvés, eux et beaucoup d’autres. »


+ « La loi de Dieu a été écrite pour abolir les règles de la conduite charnelle, pour faire honte à ceux qui se laissent entraîner à leurs désirs charnels et les ramener finalement à Dieu : ils mépriseront alors les biens de la terre pour rechercher les biens éternels, et se prépareront ainsi à posséder l’héritage des saints qui ont méprisé la vie présente pour pouvoir jouir de la vie du siècle à venir. Au lieu de la malice, les saints ont désiré la bonté, au lieu du désordre et des discordes, la paix et la concorde ; ils ont préféré le service de Dieu à l’esclavage de la chair dont ils ont vaincu les aiguillons : tout cela afin de ne rechercher que ce qui plaît à la volonté de Dieu. »


 + « En toute vigilance, garde ton corps et ton cœur, cherche la paix et la pureté, qui sont liés ensemble, et tu verras Dieu. »

 « Voici que vous savez, mes bien-aimés, que nous avons revêtu le Christ bon et ami des hommes ; ne nous en dépouillons pas par suite de nos œuvres mauvaises. Ayant promis à Dieu la pureté, ayant promis la vie monastique, posons-en les actes qui sont : le jeûne, la prière incessante, la pureté de corps et la pureté de cœur…. Nous nous sommes aussi promis d’être disciples du Christ ; mortifions-nous, parce que la mortification malmène l’impureté. Et maintenant voici que le combat est présent ; n’allons pas nous esquiver, de peur de devenir esclaves du péché. On nous a établis comme flambeau du monde ; qu’on ne soit pas scandalisé à cause de nous. Revêtons-nous de silence, car beaucoup lui doivent leur salut. »


La koinonia


 Dans la communauté, saint Pacôme évitait toute attitude dominatrice, ou simplement toute affirmation trop marquée de son autorité. Son comportement était emprunt d’un humble amour de tous. Il voulait être le serviteur de tous, selon l’enseignement de saint Paul en II Tim. 2, 24-26. Son souci avant tout est d’engendrer et de promouvoir la vie spirituelle en chacun, plutôt que de s’ériger en défenseur de l’ordre ou de la discipline ; de sorte que les règles établies, qu’il entend voir observées, soient entièrement ordonnées au bien des âmes, en respectant leurs diversités : « Si tu vois un membre de la maison qui néglige son salut, corrige-le à part avec patience. S’il se fâche une fois, laisse-le aller, jusqu’à ce que Dieu le touche de componction : tout de même, quand on veut enlever une épine du pied de quelqu’un, et qu’on y fait une incision, si le pied saigne et est douloureux, on laisse plutôt la plaie tranquille ; ensuite, lorsqu’on y a appliqué un emplâtre émollient ou quelqu’autre chose de même sorte, après quelques jours, l’épine sort d’elle-même et facilement. »


+ Etant tous un seul cœur, peinant les uns pour les autres, pratiquant la charité fraternelle, la miséricorde et l’humilité, selon les termes de l’apôtre Pierre, donnons-nous mutuellement nos cœurs. + Que tous t’apportent profit, afin que tu apportes profit à tous. + « La garde de nos âmes, qui est la garde de notre bouche en ce qui est sans profit à dire, puissions-nous la montrer à ceux qui n’en connaissent pas la suavité, afin d’être, les uns pour les autres, un sujet d’édification, et un exemple salutaire pour les novices venus à nous pour y avoir été appelés par le Seigneur ; nous nous sommes entourés du rempart salutaire qu’est l’amour de la loi de Dieu et de la vocation à la Koinonia, afin de marcher sur la terre selon les habitudes des gens du ciel et la vie des anges vénérables, pour que tous ceux qui verront nos bonnes œuvres glorifient Dieu et sachent que nous, nous sommes les disciples du Christ, pour nous aimer mutuellement sans feint


La responsabilité mutuelle des frères


 + « L’amour de Dieu consiste à souffrir les uns pour les autres. »


+ « Après avoir rendu compte de notre propre vie, il nous faudra également rendre des comptes pour ceux qui nous ont été confiés ; parce que tous doivent porter les fardeaux les uns des autres, afin qu’ils accomplissent la loi du Christ… Nous avons un dépôt confié par Dieu : la vie de nos frères, et c’est en nous donnant de la peine pour eux que nous espérons les récompenses futures. » Il disait à un supérieur : « Prends soin des malades comme de toi-même. Pratique la continence et porte la croix plus qu’eux. sois le premier à respecter les règles imposées aux frères, afin qu’ils les respectent eux aussi »


+ « Si le Seigneur nous a ordonné d’aimer nos ennemis, de bénir ceux qui nous maudissent et de faire du bien à ceux qui nous persécutent, alors en quel danger ne sommes-nous pas quand nous nous haïssons les uns les autres, nos membres-frères unis à nous, les fils de Dieu, les rameaux de la vigne, les brebis du troupeau spirituel, qu’a rassemblées le vrai Pasteur, le Fils unique de Dieu, qui s’est offert en sacrifice pour nous. »


+ « Mon Fils, imite la vie des amis de Dieu (Hb 6,12). Comme eux, fais de bonnes actions. Réveille-toi ! Ne sois pas paresseux ! (Pv 6,6-9). Entraîne ton voisin, tu es responsable de lui ! Lève-toi ! Ne reste pas avec les morts ! Alors le Christ t’éclairera de sa lumière (Ep 5,14) et la vie de Dieu portera des fruits dans ton cœur (2 Co 4,15-16). Oui, tous les bienfaits de Dieu, tu les découvriras, mais pour cela, tu dois être patient.»


+ « Les amis de Dieu ont été patients. Ainsi ils ont obtenu les choses promises (Hb 6,15). »


+ « La grandeur des saints, c’est la patience. Sois patient pour faire partie de la famille des amis de Dieu. Tu peux être sûr d’une chose : tu recevras une récompense qui dure toujours (1 P 5,4) » La conversion 


+ « Connaissant les biens à venir, unissons-nous les uns aux autres dans la charité, afin de pouvoir échapper à la condamnation éminente de Dieu ; travaillons, portons les fardeaux les uns des autres comme le Christ a porté nos faiblesses en son corps, sans se lasser jamais ; si le Christ est notre maître, soyons ses imitateurs, portons ses outrages ; ainsi, dans la vie future, nous ne serons pas séparés de nos frères qui ont eu à supporter des épreuves. »


+ « Bien sûr, vous avez choisi de garder la virginité, de vivre dans la pauvreté et la solitude, et pourtant, Dieu vous dira : « Rendez-moi mon bien et ce qu’il a produit ». Il vous fera des reproches : « Où est l’habit de fête ? Où est la lumière de vos lampes ? Est-ce que tu n’es pas mon fils ? Où sont ton amour et ton respect ? Est-ce que tu n’es pas mon serviteur ? Mais alors, comment m’honores-tu ? Tu m’as détesté sur la terre ? Alors, va loin de moi ! Non, je ne te connais pas ! Tu as détesté ton frère ? Alors, tu es devenu un étranger pour mon Royaume. »


+ Dis-moi : est-ce que je t’ai laissé manquer de quelque chose quand je suis venu sur la terre ? Est-ce que je ne t’ai pas offert mon Corps et mon Sang pour te nourrir et de donner la vie ? J’ai souffert la mort pour te sauver. Je t’ai fait connaître les secrets de la vie de Dieu pour faire de lui mon frère et mon ami. Je t’ai donné beaucoup de moyens pour guérir ta vie et te sauver. (…) Pourtant, tu es devenu pour moi un étranger ! Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il te manque ? Rien ! Mais tu n’as pas surveillé ta conduite. C’est la seule raison pour laquelle tu es séparé de Dieu pour toujours » Voilà pourquoi, maintenant mon fils, il faut obéir aux commandements du Seigneur : « Pardonnez-vous les uns les autres » (cf. Col3,13). »


+ « Soyons disciples de la douceur de tous les saints, et spécialement de David dont il est écrit : Souviens-toi Seigneur de David et de toute sa douceur ; et de Moïse dont nous lisons qu’il fut doux sur toute la terre. Et le Seigneur dit dans l’Evangile à propos des doux et des humbles : Heureux les doux parce qu’ils possèderont la terre. Il est d’une grande sagesse de posséder la douceur et d’entendre ces paroles : Sois sage mon fils, et réjouis mon cœur. Et encore : Cherchez à imiter Dieu comme des enfants bien-aimés. Et : Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. Et ailleurs : Soyez saints, car je suis saint, dit le Seigneur. »


Le combat spirituel


 + Quand tu ne peux pas marcher tout seul, va trouver un frère qui vit selon la Bonne Nouvelle du Christ. Avec lui, tu feras des progrès.


+ Ouvre tes oreilles, ou bien obéis à quelqu’un qui sait écouter.


+ Sois fort et on t’appellera Élie, ou bien obéis à ceux qui sont forts, et on t’appellera Élisée. Élisée a obéi à Élie. Pour cela, Dieu lui a donné en héritage doublement l’esprit d’Élie.


+ Résiste à la fatigue. Remercie Dieu pour tout. Fuis les hommes qui te félicitent. Aime le frère qui te fait des remarques parce qu’il aime et respecte Dieu. Prends tout ce qui est bon chez les autres. Tu pourras leur apporter beaucoup.


+ Quand tu sens la colère monter en toi, reste calme. Quand une idée mauvaise t’empêche de vivre, ne sois pas lâche, mais supporte cela avec courage. Tu peux dire la parole du psaume : « les méchants m’entourent complètement ! Au nom du Seigneur, je les repousse » (Ps 118, 11) Et tout de suite, Dieu vient à ton secours. Avec lui, tu les repousses loin de toi. Dieu te protège, et sa gloire marche avec toi. Oui, le courage accompagne l’homme qui est humble. Et le Seigneur te donne ce que ton cœur désire. Comment allons-nous vers Dieu ? En nous faisons un cœur humble et plein de douceur


+ Le véritable agriculteur, c’est Dieu ; la rudesse dont il use, sont les épreuves et l’expérimentation qu’il impose à ceux qui veulent le bien servir ; il les éprouve pour qu’ils sachent le supporter quand il combat leur volonté en toute chose, afin que sa propre volonté se réalise en eux toujours


+ Ou bien tu gardes ton cœur amer, ou bien tu apprends à obéir à Dieu.


+ Si quelqu’un est négligent, « la grâce de l’Esprit-Saint reçue au moment du baptême se sépare de lui, sa chaleur s’éteint, l’ennemi lui dévore son activité, le jette à terre. »


+ « Si l’homme ne surveille pas bien son cœur, par suite de la négligence, l’ennemi l’emportera sur lui et le terrassera ; si l’âme est quelque peu négligente, l’Esprit-Saint se retire d’elle, si bien que par le retrait de sa lumière, elle devient ténèbre. »


+ Par contre si le moine est éveillé et vigilant, le Christ l’illuminera et la grâce s’épanouira audedans de lui.


+ Le jeûne, la prière et la tempérance procurent au corps calme et arrêt dans les passions, et par la pureté et la vigilance Dieu habitera en nous. Humilité


+ Ô Dieu, créateur du Ciel et de la Terre ! Jette sur moi un regard de pitié ; délivre-moi de mes misères ; enseigne-moi le vrai moyen de me rendre agréable à Tes yeux. Tout mon désir et tous mes soins seront de Te servir et d'accomplir Ta sainte Volonté. Amen.


+ « Celui qui a appris à être humble, cet homme-là se juge lui-même. Il dit : « Mes péchés sont plus grands que ceux de tous les autres humains ». Il ne juge personne, il ne méprise personne. Toi, qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ? Oui, le Seigneur peut mettre debout celui qui est tombé (Rm 14,4). Surveille-toi, mon fils ! Ne méprise personne ! »


+ « Vraiment si l’homme garde sa bouche et acquiert l’humilité, les Anges seront ses amis ici bas ; son âme sera un parfum répandu ; jour et nuit, les Anges apporteront son souvenir devant Dieu, qu’il soit moine ou qu’il soit séculier. »


+ L’humilité est « le rempart des vertus, le trésor des œuvres, l’armure salutaire et la guérison de toute plaie », avec le devoir de servir et de la soumission à la volonté de Dieu, qui est le « boulevard intérieur de la loi ».


Abbaye Notre Dame de Randol